Michel Portal
Birdwatcher
984 556-3 emarcy universal jazz - sortie 29-01-2007


Depuis les séances fameuses de l’album « Minneapolis » en 2000, Michel Portal n’était pas retourné en studio. Il attendait sans doute le moment somme de tous ses désirs, l’instant presque anodin où tout peut se jouer.


Et puis à l’approche de l’été 2006, il s’en va faire un tour à Minneapolis avec le producteur Jean Rochard pour retrouver quelques amis : Michael Bland, Sonny Thompson, Tony Hymas et Jef Lee Johnson. Michel avait besoin de retrouver ceux qu’il appelle des « soleils », il avait besoin de retrouver le gros rire de Michael Bland qui lui fait tant de bien, de cette frappe. Les retrouvailles sont chaleureuses et détendues, on rit beaucoup, le son est là, vivant, vibrant. Le trait d’union formidablement dessiné, tout est prêt pour aller ailleurs et accueillir le lendemain d’autres visiteurs. Dans le hall de l’hôtel rentrant du studio avec Tony Hymas, (« Tony est comme moi au milieu de toutes ces musiques ») qui sera aussi de la nouvelle partie, il salue Airto Moreira fraîchement arrivé. Le ton est heureux, le Brésilien, un des plus fameux et influents percussionnistes de l’histoire du jazz, ancien compagnon d’Hermeto Pascoal, de Miles Davis, de Stan Getz, de Chick Corea, de Lee Morgan, de Keith Jarrett, a depuis longtemps exprimé le désir de jouer avec Michel. Il confie à Michel que s’il n’a pas suivi Weather Report (dont il fut le premier percussionniste), c’est parce qu’il voulait rester avec Miles un peu plus longtemps. Michel acquiesce d’un tendre sourire : « Je comprends ». Puis c’est la rencontre avec les jeunes loups du Minnesota. Michel est très excité de les rencontrer, il aime le swing de JT Bates (batteur de Fat Kid Wednesdays), la précision et l’inventivité d’Erik Fratzke (bassiste d’Happy Apple), deux autres musiciens clés de la scène de Minneapolis. Michel est visiblement heureux. Le contrebassiste François Moutin, vieux complice portalien arrive de New York, l’ambiance est excellente. Michel Portal évoque l’émerveillement que lui causa, enfant, la venue de Rex Stewart à Biarritz entouré d’un orchestre de musiciens français. les jeunes musiciens américains l’écoutent avec respect. Puis arrive, de New York aussi, le ténor arizonien Tony Malaby, qui fascine tant le clarinettiste.

CD - 984 556-3 emarcy universal jazz (2007)






1 - Nada mas
(Michel Portal)
2 - Lanterne helvète
(Michel Portal - Jef Lee Johnson - Tony Hymas - Sonny Thompson - Michael Bland / éditions musicales nato)
3 - The sandpiper
(Michel Portal)
4 - The bad waitress
(Michel Portal - Jef Lee Johnson - Tony Hymas - Sonny Thompson - Michael Bland / éditions musicales nato)
5 - Lake Street
(Michel Portal)
6 - Tadorna
(Michel Portal)
7 - Distira lanoan
(Michel Portal)
8 - Calicot Vanity
(Michel Portal)
9 - Lanterne helvète (snap)
(Michel Portal - Jef Lee Johnson - Tony Hymas - Sonny Thompson - Michael Bland / éditions musicales nato)
10 - Impatience
(Michel Portal)
11 - Blue lighthouse
(Michel Portal - Jef Lee Johnson - Tony Hymas - Sonny Thompson - Michael Bland / éditions musicales nato)
 
 

Michel Portal : clarinette basse (1, 2, 3, 4, 5, 6, 8, 11), clarinette (7), saxophones alto (10) et soprano (6)Tony Malaby : saxophone ténor (1, 3, 5, 6, 7, 10)Tony Hymas : piano, keyboards (1, 2, 3, 4, 5, 6, 7, 8, 10, 11)Erik Fratzke : guitare basse (1, 3, 5, 6, 7, 10), guitare électrique (8)François Moutin : contrebasse (1, 3, 6, 8)JT Bates : batterie (1, 3, 5, 6, 7, 8, 10)Airto Moreira : percussions (1, 3, 5, 6, 7, 8, 10)Jef Lee Johnson : guitare électrique (2, 4, 9 ,11)Sonny Thompson : basse électrique (2, 4, 9, 11)Michael Bland : batterie (2, 4, 9, 11)
 
 

Jean Rochard assisté de Sara Remke
 
 

Steve Wiese, Steve Peterson, Isabelle Davy
 
 

Daniel Cacouault, Lisa Roze, Petronella Ytsma, Guy Le Querrec (Magnum), Marianne Trintzius