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Les Allumés du Jazz font détours le 20 septembre au Studio Sextan à Malakoff |
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En association avec les maisons de disques
nato, PeeWee! et RogueArt, les Allumés du Jazz font détours le 20 septembre à l'invitation du Studio Sextan à Malakoff
PROGRAMME DÉBAT ET CONFÉRENCE
14h débat : Le son décisif
Débat avec Vincent Mahey, Daniel Deshays
modérateur : Pierre Tenne
Qui décide de ce son qu’on enregistre ? Est-ce le son qui est décisif ou bien la personne qui le capte et le modèle, le réalise ? On dit : ingénieur du son et, musicalement, se lève l’absent de nombreuses discussions où l’on oublie la matière de ce qu’on écoute - mais peut-on écouter vraiment sans tenir compte de cette matière ? Deux ingénieurs du son (dont l’un a aussi une grande expérience de la scène et l’autre du cinéma) sont invités à débattre de leur métier et des décisions qui s’impriment comme unique réalité de ces musiques enregistrées : Daniel Deshays, Vincent Mahey. Ils échangeront à propos de leurs pratiques, de leurs réalités les plus techniques, les plus créatrices, comme de leurs implications les plus vertigineuses. Quel métier, d’ailleurs ? Sons pris, sons saisis ou sons réalisés ? Suscités ou bien recueillis ? Imaginés ou attestés ? Les studios et l’enregistrement demeurent des espaces d’invention permanente – ce qui s’y passe ne pouvait s’anticiper. Alors n’anticipons pas. Mais de cette conversation apparaîtra nécessairement une part de ce que décident pour la musique celles et ceux qui l’enregistrent.
• À lire :
Daniel Deshays, Libertés d'écoute : le son, véhicule de la relation – éditions MF, 2023
18h30 : Conférence sur l'intelligence artificielle par Patrick Albert
Les enjeux de l’intelligence artificielle galopent à la vitesse de la lumière et, alors que nous nous trouvons si souvent désemparés face à un véritable changement anthropologique que nous sommes sommés d’embrasser sans en comprendre les conséquences, nos questions pullulent. Pour les réponses, pas de meilleurs interlocuteurs que ceux ayant côtoyé le processus de près.
Patrick Albert, informaticien, vétéran du développement de l’IA, a travaillé sur le sujet dès le début des années 80 et a dirigé le Center for Advanced Studies d’IBM France de 2010 à 2016.
Après avoir cherché des voies alternatives et éthiques comme CommonAIs (sorte de Wikipédia IA) qui se verront rejetées, après avoir en 2015 appartenu au Future of life Institute pour réclamer à l’ONU en 2015 l’interdiction totale des robots tueurs, il estime inopérants les discours et les chartes sur l'éthique et s’engage pour faire connaître les dangers de ce qu’il nomme
« robotisation généralisée des sociétés industrialisées ». En 2021, à propos de ce qu’il nomme « l’horizon robocratique », il avertit qu’« il est devenu nécessaire de l’envisager dès maintenant, de le comprendre et de nous organiser afin de l’empêcher. »
Le délire capitaliste et scientifique déclenché par le succès de l’IA générative le conduit à basculer dans le camp technocritique, et devenir partisan d’une technosobriété raisonnée. Auteur et conférencier IA-critique, il est administrateur de l’association Technologos regroupant une
quarantaine de personnalités inquiètes de la dérive techniciste des sociétés industrialisées.
• À lire : Patrick Albert, Benoit Bergeret, Laurent Bibard, Jean-Pierre Briot, Delphine Quême, Nicolas Sabouret et Michèle Sebag, Intelligence artificielle et dé-coïncidence, Paris, Presse des Mines, 2025
PROGRAMME MUSICAL
15h 30 : Lanterne musicale
- présentée par RogueArt
Aymeric Avice (trompette, bugle) - Benjamin Duboc (contrebasse) - Ramon Lopez (batterie)
Ils n’avaient encore jamais joué ensemble. Une première donc. Une vraie envie de se rencontrer, qui ne date pas d’hier mais qui n’avait pas encore réussi à se concrétiser. « Une première mondiale », comme il se dit dans certains programmes de festivals, qui n’est pas de circonstance et qui ne doit rien au hasard. Une réelle volonté partagée de confronter la diversité de leurs expériences respectives. Et s’ils ont chacun un vécu singulier, pour tous les trois riche de nombreuses autres confrontations, ils ont en commun l’improvisation, la réaction dans l’instant aux idées des autres, l’écoute attentive, cet art magnifique qui consiste à faire surgir sans support écrit, sans idée préconçue et avec une grande spontanéité, une musique originale, fraîche, fluide, cohérente. Très peu maîtrisent cet art à ce niveau. Plus qu’un trio, une très belle idée de musique en perspective et, souhaitons-le, en prospective.
• À écouter : Aymeric Avice, Luke Stewart, Chad Taylor, Deep in the earth High in the sky - RogueArt, 2026
16h 30 : Lanterne musicale
- présentée par nato
Sophia Domancich et Simon Goubert jouent la musique de Jacques Thollot
Sophia Domancich (piano) - Simon Goubert (batterie)
Lors de l’hommage généreux qui eut lieu après le décès de Jacques Thollot, le producteur Gérard Terronès (une part importante de l’histoire du jazz) convia Sophia Domancich et Simon Goubert.
Évidence ! Sophia Domancich et Simon Goubert jouent ensemble ou séparément une part gracieuse de l’histoire musicale. Jacques Thollot, né en 1946, bambin flirtant un peu plus de dix années plus tard avec Bud Powell, héraut free avec Don Cherry et en quête d’une autre musique jusqu’à ce funeste 1er octobre 2014. Cette musique que Sophia et Simon, musicienne et musicien aux parcours si merveilleusement enracinés qu’ils ont toute liberté de larguer les amarres, joueront de plein coeur, de celui qui anime toutes leurs survenances.
Nb : Sophia Domancich et Simon Goubert figurent sur des productions des trois maisons du jour : PeeWee! nato et RogueArt et particulièrement sur PeeWee! pour leurs créations récentes.
• À écouter : Thollot in extenso - nato, 2017
20h 15 : Lanterne musicale
- présentée par PeeWee!
Keyvan Chemirani et Hamed Zoheiri
Hamed Zoheiri (chant, setâr), Keyvan Chemirani (santûr, zarb, daf)
La musique iranienne est intimement liée à la poésie mystique des XIIe et XIIIe siècles. Hamed Zoheiri est un barde des temps modernes particulièrement attaché aux grands poètes Rami et Hâfez dont il tire la quintessence prosodique en s’accompagnant de son setâr, instrument suprême de la musique classique iranienne. Avec Keyvan Chemirani, dépositaire virtuose et élégant d’une tradition de percussions persanes millénaires, ils joueront et chanteront sur des modes orientaux pour nous amener vers le « Hâl », cet état de conscience où l’on s’oublie soi-même.
• À écouter : Keyvan Chemirani, Tales of NAR - PeeWee!, 2026
Stands de disques, diffusion de la série Pause et d’autres vidéos.
Malakoff (92), 10 rue Eugène Varlin
Métro : Malakoff - Plateau de Vanves
Aussi libre que gratuit !
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