Nous savons qu’il existe une maison du dictionnaire et un dictionnaire de la maison. La maison nato a donc eu envie de rassembler ses mots : autant de codes, de clés, de signes et d'intentions qui relient et rallient. Réverbères du chemin des écoliers, ceux du diconato éclairent un peu davantage la syntaxe fantaisie de ce langage incontrôlé.


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Train : n. m.

Ensemble de voitures tracté par une locomotive circulant sur des rails parallèles, le train est officiellement "inventé" au Pays de Galles en 1804 bien que l'idée en fût ancienne (on trouve trace de convois sur rails - sans motrice - dès le 16ème siècle en Alsace et il semble même que les Romains y aient pensé). Le train est néanmoins le moyen de transport symbole de la révolution industrielle du 19ème siècle. Son implantation en Amérique du Nord (mais aussi du Sud) est signe de l'avancée de la civilisation occidentale. Le chemin de fer, qui pose quelques problèmes aux compagnies de diligences, est utilisé pendant les guerres indiennes aux USA pour l'extermination du bison. A son tour, il sera démantelé lors du grand essor de l'industrie automobile américaine, ce qui ne représente en rien une revanche pour les habitants d'origine. Le train tout à coup très dénigré par le système capitaliste qui l'avait encouragé auparavant devient l'instrument de voyages des pauvres et des chômeurs ainsi qu'un thème récurant du blues ou des folk songs. Devançant le défilement des images, le chemin de fer est immortalisé par les frères Lumières dès l'invention du cinématographe dans l'une de leurs toutes premières oeuvres documentaires L'Arrivée d'un train en gare de La Ciotat. Facilitant le huis-clos, il devient ensuite l'un des thèmes favoris du cinéma, qu'il siffle trois fois, qu'il fonce un pont trop loin ou qu'il soit le théâtre de crimes, d'attaques, d'intrigues, de rencontre insolites ou d'amours passionnelles qui ne durent que le temps d'un voyage. Dans la France de l'occupation, les ouvriers du Chemin de Fer se montrent souvent des résistants exemplaires face à l'occupant Nazi qui, lui, utilise ce système de transport pour ses sinistres déportations de population. L'attitude d'un bon nombre de contrôleurs modernes ne reflète guère cette tradition. Le train est une source d'inspiration musicale de grande puissance (des harmonicistes de blues imitant son bruit au Pacific 231 d'Arthur Honneger en passant par L'imitation du train de Paul Sams, batteur des frères Médinger) et un moyen de transport très populaire à condition que le prix des billets reste abordable. La distance parcourue entre le petit train charmant de Maurice Bruno et l'infernal TGV dont la seule amibition est de concurrencer l'avion est grande, entraînant au passage une perte de rêves (le temps du voyage, le mythe du départ, le baiser sur le quai) et fétichismes extravagants (le trainspotting très répandu en Angleterre) que l'animal à vapeur, au diesel puis à l'électricite avait su entraîner. Aujourd'hui, même s'il est préférable aux transports à combustion importante (voitures automobiles et avions, principales cause de pollution terrestre) et si les gares conservent tout de même une bonne partie de leur attrait, on est moins sûr que ceux qui aiment prendront le train.





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